Pokémon Go: jouer, bouger

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Le nouveau jeu en réalité augmentée Pokémon Go propose aux joueurs de partir à la découverte des lieux près de chez eux pour capturer les célèbres personnages animés. Une bonne façon de remplir son quota sport de la journée.

Il y a la chasse au trésor, le geocaching (une chasse au trésor avec un GPS) et maintenant Pokémon Go. Lancée depuis le 5 juillet en Australie, en Nouvelle-Zélande et aux Etats-Unis, par Nintendo et Niantic labs, une start-up interne de Google, l’application propose aux joueurs de capturer des pokémons et de rencontrer d’autres dresseurs.

Jusque-là rien d’extraordinaire sauf que pour faire ça, il faut sortir de chez soi, explorer ses environs et plus encore. C’est ce dernier point qui a piqué ma curiosité. J’ai donc décidé de tester le jeu pendant une journée.

Mes débuts de dresseuse pokémon en Ile-de-France
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Le professeur Saule. (capture d’écran)

Le tout début de Pokémon Go n’est pas bien différent du seul jeu que je connaisse : la version jaune sur Gameboy, à l’ancienne. Mais avec une nouvelle qui fera crier, voire pleurer les nostalgiques (moi aussi, j’ai versé une larme) : le professeur Chen a dû partir à la retraite puisque je suis briefée par le professeur Saule.

Il me donne quelques pokéballs et me laisse maître de mon destin pour capturer les pokémons qui viennent de surgir près de moi. L’application ouvre l’appareil photo pour faire apparaître un Roucool dans mon environnement. C’est sympa de voir l’univers dans lequel j’ai grandi se mêler à mon quotidien.

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Un Roucool sauvage apparaît à Châtelet. (capture d’écran)

Pas de chance pour moi, dès le premier pokémon, l’application ne répond plus et je suis obligée de la relancer. Deuxième bémol : contrairement aux autres jeux, il est impossible de combattre un pokémon sauvage, on peut juste le capturer. Tant mieux parce que j’ai pas l’air si douée que ça.

Pour en capturer d’autres, je vais devoir me balader dans les hautes herbes Paris. Un rectangle en bas à droite de l’écran indique les pokémons qui sont dans les environs et le nombre de pas sous leur icône signale la distance qui nous éloigne. Ils apparaissent au dernier moment sur l’écran.

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La map. Les icônes bleues représentent les pokéstops. Au fond à gauche, une arène. (capture d’écran)

Tout se fait en marchant : pour récupérer des pokéballs et d’autres objets, il faut se rendre jusqu’à des pokéstops, indiqués en bleu sur la map, ils sont situés la plupart du temps près d’endroits culturels (comme une statue, une peinture) ou de lieux publics. Les arènes sont aussi présentes mais plus rares, elles ne sont accessibles qu’à partir du niveau 5.

Je continue mon chemin en essayant de capturer les pokémons que je croise et en récupérant tous les objets que je trouve. Vers 23h, mon aventure s’arrête brutalement en pleine capture d’un Rattata, l’application ne répond plus et le serveur est saturé.

Qu’est-ce que j’en pense ?

Pokémon Go n’est pas parfait : l’application plante beaucoup et les serveurs sont parfois saturés, ce qui explique pourquoi les sorties dans d’autres pays du monde ont été repoussées (même si Pokémon Go devrait sortir officiellement d’ici quelques jours en Europe et en Asie).

Difficile de jouer très longtemps sans batterie externe : le GPS et les données doivent être activées, ce qui vide le téléphone. Une option pour économiser la batterie est disponible dans les options mais elle se décoche à chaque fois que l’on se déconnecte ou que l’on arrête le jeu.

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C’était un message de prévention de la ligue Pokémon. (capture d’écran)

Enfin, les pokémons apparaissent de façon très aléatoire (non, je ne m’aventurerai pas dans le jardin d’inconnus pour récupérer un Magicarpe).

Pourtant, et malgré les points négatifs de l’application, je dois avouer que j’ai bien aimé Pokémon Go pour la simple et bonne raison que ça m’a obligé à bouger pour avancer dans l’aventure.

Il y a aussi des challenges, comme marcher 2, 5 ou 10km avant de voir un œuf éclore selon la rareté du pokémon. Dans ces conditions-là, mon téléphone m’a vite averti que j’avais fait mon nombre de pas réglementaire de la journée.

L’application n’est pas magique pour autant, elle ne va pas se mettre en route toute seule pour vous pousser à y jouer ni vous obliger à faire des détours pour récupérer des pokéballs mais elle est bien pour se motiver à sortir et à bouger sans y penser parce que l’on veut capturer le plus de pokémons, les voir évoluer et monter en niveau pour devenir le meilleur dresseur!